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Histoire de sucre carré et d’immigration…

Ne prenez pas l’habitude. Deux posts en une semaine c’est vraiment beaucoup, surtout pour moi ;p.

Mais j’ai quelques lecteurs, je veux essayer de les nourrir un peu !

Je voulais vous parler un peu de ma vie d’immigrante.

Immigrer, c’est perdre tous ses repaires/(repères… lapsus révélateur…) . C’est reconstruire une vie à partir de rien, et surtout d’accepter que ses propres enfants n’aient pas du tout les mêmes références. L’autre jour, LiliZen était à une fête d’anniversaire au château Ramezay, où ils ont pu visiter le musée historique.

- C’était à quelle époque ? Je demande, curieuse.

- Ben, tu sais, à l’époque de la FRANCE.

- Ah… ? (Si je savais dessiner, je ferais une tête blasée pour ma fille et des yeux ronds pour moi. Je ne sais pas dessiner alors tu devras imaginer.)

Notre pays d’origine est donc devenue une époque, où les femmes faisaient leur beurre elles-même et de la brioche à base de levure de pommes de terre, et où, accroche-toi bien, lecteur, le sucre est en carré ! Ma fille n’avait jamais vu de sucre carré. Et ça l’a vraiment scotchée. (Enfin en Québecois je suppose que je devrais dire scotch-tapée.)

Evidemment on ne prend pas de sucre dans notre café donc on en achète jamais. Pourtant, en France (à l’époque, quoi) j’en achetais tout le temps, c’était normal, pour les invités, la famille. Ça faisait partie des aliments de bases, le sucre en carré.

Bref, tout ça pour dire qu’en arrivant ici, on a changé nos habitudes de consommation, et nos habitudes de vies. Je me rends compte que notre quotidien ne ressemble pas du tout à celui de mon enfance. Bien sûr, ça vient aussi du fait qu’en tant que couple, on amène notre pierre à l’édifice, mais aussi le pays dans lequel on vit qui nous a changé.

Tranches de vies choisies…

Les matins d’hiver. Le stock de vêtements à mettre est déprimant, déroutant. Pantalons de neige obligatoires pour l’école et la garderie (et mitaines, tuques, etc… même le vocabulaire n’est pas le même). On part en luge quand les trottoirs sont encore enneigés.

La boîte à lunch. Ça c’est du dépaysement. On est loin de notre cantine française, où on regardait notre âge dans les verres duralex…  Tous les jours c’est le casse-tête pour trouver l’originalité du repas du jour, sans déchet (un petit plus pour l’environnement), bon et qui ne reviendra pas à moitié entamé le soir. (Mais si maman, j’ai mangé deux bouchées !).

Les horaires. Je connais pas grand monde qui embauche à 8 h. Par exemple, l’école c’est 8 h 30-11 h /13h-15h30. Quand on ne travaille pas ça laisse plein de temps pour les activités. Je trouve ça vraiment chouette comme horaires. Ça amène aux horaires de repas qui sont aussi beaucoup plus tôt qu’en France entre 17 h et 18 h 30 suivant les familles (Ha, oui, vous autres, français, vous mangez tard (19h30… )

Le chocolat. A part à Pâques, je ne vois pas beaucoup de chocolat dans les assiettes des petits. Dans les supermarchés en France, le rayon bébé est rempli de trucs au chocolat (céréales, etc…), dès 6 mois. Ici on va donner du jus à un bébé mais pas de chocolat. Nous on a été plates on a rien donné du tout.

Les Chocos BN. Chez moi il y avait toujours un paquet de BN pour le goûter. Ici, il n’y a pas de BN. Du tout. (Bon de toute façon ils ont changé la recette…). Mes enfants ne savent même pas ce qu’est un choco.

L’éducation… j’ai failli ne pas le mettre. C’est un autre sujet ô combien passionnant… Mais je n’ai plus le temps de m’étendre dessus !

La tête dans le quotidien, je me rends compte que je fais rarement des comparaisons France/Québec, c’est un peu trop “maudit français”. Mais cette réflexion sur le sucre carré a ouvert une brèche. Il y a des choses qui me manquent de notre pays, de cette époque (lointaine ?) de mon enfance en France, d’autres pas du tout. Quand je prends le temps de me poser, je me dis que j’ai énormément de chance de vivre ici. Je suis immigrante, et pourtant je me sens chez moi. Et c’est ici(tte) où mes enfants vont grandir et construire leurs propres souvenirs et références.

 
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Publié par le avril 11, 2012 in Les kids, Un peu de tout

 

Dans 5 mois… The D-Day…

Bon. Entre la lutte contre la hausse des frais de scolarité, l’adaptation de Bébé Loup à la garderie, son anniversaire ( UN an !!! Mon bébé a un an !), la tentative d’organiser ma maison, j’essaye aussi de m’occuper du mariage. Dans 5 mois. Ça y est, j’en suis aux doutes. Mais pourquoi on fait ça ??? On était bien ! Après 10 ans c’est presque plus la peine… En plus je ne pourrais même pas prendre le nom de mon amoureux, au Québec c’est illégal ( une question de féminisme il paraît… Moi je trouve que c’est pire de ne pas avoir le choix… ). Ensuite… Je voulais un truc sympa, un délire médiéval fantastique. Je suis une fille d’Avalon réincarnée, une Dame du Lac. En tout cas, je trouvais ça sympa de nous faire un mariage-trip avec des dragons dedans. Mais… Dans la Montrealité, J’ai du mal à l’appliquer. J’ai trouvé une salle pour la cérémonie qui ne me plaît pas plus que ça, j’ai un plan pour le soir, mais… Je sais pas, ça ne colle pas finalement. Indécise, la bride-to-be. La deuxième idée, qui était en fait ma première idée il y a 6 mois, louer une sorte de gîte dans un parc. Et encore là il restera d’autres détails… Sérieusement, quelle idée de se marier ? Je stresse un peu… Puis je vois toutes les décos de mariage sur Pinterest, je me dis que le thème bonbons-champêtre-vintage-classique-post-moderne ça peut être sympa aussi. Mais les dragons ça passe moins du coup.
Autre chose, je cherche un scénario original pour l’atmosphère du mariage… Dans un univers fantastique… Des idées ?

PS : Se marier au Québec… ça veut dire le choix : notre célébrante sera une célébrante, une de nos bonnes amies. Comme dans Friends/HYMYM ;) Ça c’est chouette, non ? On se marie où on veut aussi. Dans notre cour, un parc, au port… J’adore…

 
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Publié par le avril 6, 2012 in Tiens, et si on se mariait ?

 

Puis, elle a eu 6 ans.

Puis, elle a eu 6 ans.

Deux mois qu’elle en rêvait, de ses 6 ans. A en parler tous les jours et faire des croix sur le calendrier. Ça y est, ma Princesse Zen a eu 6 ans.

6 ans. Il y a 6 ans que nous avons vécu cette folle journée qui reste gravée, imprégnée de sensations. L’odeur du sac de riz chauffé pour apaiser la douleur des contractions. L’odeur du bébé naissant. Le bruit du bain bouillonnant. Les hallucinations dues aux hormones couplées à la fatigue. La sensation de ce petit outil d’accupression dont je ne saurais jamais le nom, les marques des pressions dans les mains. Le compte. J’ai compté pendant des heures à chaque contraction, que je voyais comme une colline que je montais et descendais. La douleur inconnue et surprenante. Mes cris qui résonnent encore. Ma respiration. Mon amoureux, solidaire, qui me tend du jus toutes les minutes. A côté de moi toutes ses heures. Son cri, son petit corps chaud. Notre premier regard. C’était hier, non ?

Elle est née un jour de neige, en maison de naissance, incroyable bébé zen.

Si vous saviez. Quand un tel miracle arrive, on est confronté à notre propre naissance. Notre mort. Tout se mélange, se bouscule dans un accouchement. On se sent fragiles et forts, que ce soit en donnant la vie ou en accompagnant celle qui le fait. Nos limites sont repoussées, nos résistances cèdent. Ça m’a hanté pendant plusieurs mois. Je crois que personne ne peut s’attendre à ça. C’est incroyable.

Et j’ai eu la chance d’être la maman d’une princesse. Une vraie. Vive, délicate, câline et capricieuse. Qui m’a appris à comprendre ma relation aux autres, ma relation de fille avec ma propre maman. Et à l’apprécier d’autant plus. Elle m’a fait devenir “nature”. J’avais peur de l’abîmer. Qu’on me la prenne. J’avais parfois l’impression de jouer un rôle, d’être la gardienne. Mais l’allaitement (que je pensais faire quelques jours au début, puis quelques mois, puis… 24 mois !) m’a aidé à m’approprier la maternité. Ça, et le cododo, le choix de travailler à temps partiel, de ne pas la “laisser pleurer” pour l’endormir… On est constamment déstabilisées quand on est mère. Mais j’ai appris, petit à petit, à me poser et faire valoir nos choix. Même si encore de temps en temps je me laisse encore démonter. À chaque jour son défi…

Tout ne se “joue” pas avant 6 ans, bien sûr que non, mais j’ai quand même assez de recul pour voir ce qu’on a accomplit ensemble, elle et nous. Nous avons une petite fille artiste qui voudrait être fleuriste pour donner du bonheur quand elle sera grande. Elle a un 6ème sens assez développé et nous déstabilise par sa grande compréhension des choses, contrebalancé par une hypersensibilité à cause de laquelle elle fait de grandes crises de nerf ou des tocs. Elle a appris à lire toute seule à Noël et aujourd’hui lit tout ce qui passe devant ses yeux. Elle fait des multiplications simples et des divisions, ça l’amuse. Elle est fascinée par les dinosaures en ce moment, par ce qui se passe dans le corps, et délaisse doucement les princesses pour les supers héros. Elle connait tout le monde à l’école et si vous entendez une petite fille crier dans la rue votre prénom, c’est elle qui veut vous dire bonjour, adulte ou enfant.

Bien sûr je suis fière, j’ai tellement de chance d’être sa maman !

6 ans, ça y est… Ça passe vite.

 
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Publié par le mars 2, 2012 in Les kids

 

Se situer dans la grève étudiante…

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Au Québec, les étudiants font parler d’eux depuis l’automne dernier. En effet, l’annonce de la hausse des frais de scolarité de 1625 $ dans les 5 prochaines années fait mal. Alors on entend de tout. Les médias ont tendance à infantiliser les étudiants à travers les propos des ministres. On lit des témoignages de gens qui disent que les étudiants passent leur temps à faire la fête, ont de l’argent parce qu’ils ont voiture, cellulaires et ordinateur portable, que c’est papa maman qui payent les frais, que de toute façon ils auront un bon salaire plus tard donc en gros, c’est la vie, acceptez-le et fermez-la, bande d’enfants gâtés.

Je ne connais pas tous les étudiants. Ni toutes les universités. Mais ceux que je côtoie, je les admire. Ils prennent 4 ou 5 cours par session. ( pour un ordre d’idée un cours théorique c’est 3h, plus 2 h d’exercices, plus 4h de travail derrière, par semaine. Un labo de sciences c’est 6h, plus le compte rendu, 2,3h de plus ?). Par dessus ça, alors que nous autres, étudiants français, ça nous aurait déjà suffit, la plupart travaillent. Dans un magasin, un café, un resto, un labo. Des horaires de soir, de nuit, de fin de semaine, le matin s’ils ont pas de cours, ou l’après-midi pour combler les trous. Ils me fascinent, à être quand même capable d’étudier correctement, d’avoir aussi une vie à côté de temps en temps.

Heureusement que certains trouvent le temps pour souffler un peu, sinon ils y perdraient leur santé ! Quant à ces détracteurs qui les accusent d’avoir un cell, aujourd’hui la plupart des gens arrivent à en avoir, c’est une question d’époque. L’ordi aussi, et c’est plus que nécessaire pour étudier aujourd’hui. Quant à la voiture… tout le monde n’en n’a pas, certains passent des heures dans les transports. Et la plupart ne vivent pas à Montréal même mais à la périphérie ! Mais bien sur on ne montre pas ça dans les médias, ça serait moins vendeur. Il est clair que la hausse des frais pour ces étudiants, qui respirent à peine, ne serait pas facile à suivre. Et pourtant, ils se positionnent contre la grève. Parce que justement, à être toujours à courir, la grève ne leur coûterait que plus cher, que ce soit la perte de la session, de tous leurs efforts, voire de leurs travaux. Leur calendrier est assez chargé, merci. Alors d’autres étudiants, plus idéalistes les accusent d’être égoïstes, les pro grévistes étant assez virulents envers les contre…

Enfin il y a d’autres populations étudiantes dont on ne parle pas,comme les étudiants étrangers, nombreux, qui ont un visa qui expirera à la fin de la session, grève ou pas. Si la grève dure plusieurs semaines, que se passe t-il pour eux, vont-ils pouvoir prolonger, devront-ils payer pour cela ? S’ils ne finissent pas la session, auront-ils perdus leur temps ?
Dans ce cas la, où est l’égoïsme ?
Enfin, cette catégorie d’étudiants où je me classerais… Les parents étudiants, les gens qui ont repris les études, tous ceux qui ont passé 20 ans depuis quelques années et qui ne ressemblent pas à des enfants gâtés, juste des personnes qui ont pu s’offrir une seconde chance. Ils ne passent pas dans les médias non plus, tellement loin des clichés de l’étudiant.

La grève ne m’arrange pas. D’un point de vue personnel. Mais si je ne me positionne pas contre la hausse aujourd’hui, est ce que mes enfants, s’ils souhaitent étudier au Québec, seront freinés par le prix exorbitant des études ? ( Et là, vous me direz, ils n’auront qu’à aller en France, après tout ils auront le droit… ).
Toutes ces personnes qui sont trop “riches” pour avoir le droit aux prêts et bourses ( l’aide québécoise ) mais qui n’auront pas les moyens d’étudier, à cause des frais trop élevés ? Combien de jeunes renonceront à leur rêve de carrière à cause de cette hausse ?

Pour revenir à ma petite personne, j’ai aujourd’hui repris mes études grâce au programme de prêts et bourses qui me permet de payer mes frais de scolarité, et avoir de quoi vivre ( enfin sans le salaire de monsieur ce serait pas vivable). Sans ce programme, je n’aurais jamais pu me permettre cette folie. L’un des arguments du gouvernement c’est que payer les études c’est investir pour l’avenir puisque on s’assure un salaire décent. Cela dit, même si mon futur salaire sera sûrement très intéressant, je n’aurais jamais pu m’offrir cet investissement à l’avance, j’aurais fini par travailler au salaire minimum avec mes rêves de chercheuse en sciences dans la poche. J’imagine que la plupart des jeunes qui sortent de chez leurs parents non plus, sinon pourquoi ils seraient tous en train de travailler pour payer leurs frais ?

Un autre argument, l’inflation et l’équité intergenerationelle. Ouais. Sauf qu’il me semble que justement il y avait moins d’étudiants avant, peut être justement parce qu’en considérant les revenus, étudier coutait trop cher ? Donc, ça limitait les personnes qui pouvaient se permettre de faire des études longues.

Mais je ne ferais pas l’histoire des étudiants du Québec. Cela dit, la première année où nous sommes arrivés, il y a eu cette grosse grève, contre une décision du gouvernement, dont je ne me souviens pas des détails parce que je n’étais pas étudiante et aussi parce que je découvrais à peine le Québec comme touriste donc je ne me sentais pas concernée. Suite à cette grève, le gouvernement a plié. Donc la grève semble être un bon moyen de pression.

Bref, j’avoue que je suis perdue. Je ne sais pas du tout où me situer, et bien qu’au départ je ne me sentais pas concernée puisque je ne me sentais pas encore vraiment étudiante, plus je me renseigne et moins je sais que penser de tout ce mouvement. Mercredi je vais voter, mais quoi, aujourd’hui je ne sais pas et aucun argument ne m’aide à faire pencher la balance.

Et vous, qui suivez l’actualité québécoise, pour ou contre la grève ( pas la hausse des frais… Ça, je suis contre, bien que s’ils n’augmentent pas ici, ça se retrouvera ailleurs ). Je suis curieuse de connaître vos avis et arguments…

PS : Me souviens pas avoir fait de grève étudiante en France. Ça a jamais été mon truc la grève. Même les manifs. Je ne suis pas militante dans l’âme, je crois. La seule que j’ai faite c’était Le Pen, 2ème tour, en 2000… J’avais 18 ans…
PPS : ils ont voté mercredi, pour la grève.
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Publié par le février 18, 2012 in Vie d'étudiante

 

Et si on se mariait ?

Après 10 ans et 3 enfants, on a décidé (enfin) de se marier. Sauf que si on l’a pas fait avant, outre le fait qu’on attendait des enfants et qu’on a changé (trois fois) de pays, c’était aussi parce que ça nous semblait ben compliqué.

Alors en septembre, tous contents, on annonce à nos proches que ça y est, on se lance, mais on a le temps c’est pour l’an prochain, septembre 2012. Sauf que…

… on avait le temps. Février a sonné, et pas de date précise, pas de lieu, à force de proscratiner, il me reste plus que 6 mois pour me bouger un peu.

Heureusement, l’une de mes amies s’est proposée comme wedding planner. Elle en a déjà plus fait que moi !

Je me suis rendue compte aussi comme un mariage peut coûter cher… J’ai vu des photographes à plus de 2000 $ ! Je veux bien croire qu’ils aient du talent, mais… sans nous, merci.

Et des gâteaux ???! Mais est ce qu’il y a des paillettes d’or dans la pâte ?? Pourquoi ??

J’ai plongé avec effarement dans cette industrie. Il y a des gens qui s’endettent à vie pour une journée. Entre la robe, les alliances, le maquillage, la coiffure, la limousine, et j’en passe … je veux bien croire que c’est un événement important, mais je ne comprend pas comment on peut vouloir se saigner pour ça. Bon, l’amour n’est pas gratuit, on le savait avec la Saint-Valentin, entre autre, mais pour se dire “oui, je t’aime”, il faudrait y laisser un rein et un bras au passage si on se fie aux sites spécialisés.

Alors nous on fera pas ça. On s’endette assez avec ma reprise d’études (ouais, mais quand j’aurais un beau travail ça ira bien, c’est pas pour rien). On veut faire la fête, oui. On veut s’éclater et triper avec un mariage médiéval parce que pour une fois se croire dans Game of Thrônes ça va être drôle. Et parce qu’on le fera qu’une fois (enfin j’espère. Ça nous aura pris 10 ans pour nous décider, c’est pas pour rien). Et puis l’avantage de le faire de l’autre côté de l’océan, c’est que la plupart des invités seront nos amis. Donc on aura juste du fun avec les gens qu’on aime.

Même si j’ai des envies de mariage de princesse parce que je suis une vraie fille, rien de mieux qu’un mariage où on mettra notre coeur dans la fête, et ça sera quand même un mariage de princesse (de toute façon j’ai pas le choix, avec mes filles…)… mais moins cher que Kate et Harry ;)

 
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Publié par le février 9, 2012 in Tiens, et si on se mariait ?

 

L’hiver à Montréal

Toute cette neige, cette “slotch” qui les fait raler, moi ça m’émerveille. J’ai froid, mais chaque matin me ramène à l’enfance, où je ne voyais la neige que lorsqu’on allait au ski. C’est à dire pas souvent. Alors vivre dans une station de ski 5 mois par année, c’est faire revenir un peu d’enfance à chaque hiver.

C’est magique. Après chaque averse de neige, emmener les enfants en traineau à l’école. Chausser nos patins pour aller au parc. On pourrait le faire tous les soirs. Mettre les pantalons de neige, les bottes, tous ces accessoires, qui, chez mes parents, dorment dans des cartons toujours, ne sont que rarement sortis et sentent les vacances dès qu’on les aperçoit…

Il y en a même qui vont skier tous les week-ends. On les voit passer avec leur matériel sur l’épaule. Parfois ils skient dans la rue.

Se dire, tiens, on va faire de la luge, et penser qu’on pourra y retourner toutes les semaines pendant plusieurs mois. Sauf qu’on le fait pas parce que la vie est ainsi faite. Mais on pourrait.

Passer des heures à rentrer de l’école parce qu’elles veulent marcher où la neige est encore lisse. Se dire tant pis et sauter avec elles. Râler un peu parce que les anges de neiges, ça va bien 2 min. Mais se rappeler que les rares fois où il a neigé dans mon enfance, j’adorais le faire.

L’hiver à Montréal, ça me rappelle cette fois où mes parents sont rentrés de soirée et nous ont réveillés parce qu’il neigeait. C’était tellement rare dans notre région ! La neige, finalement, il n’y a pas que moi que ça ramène à l’enfance..

 
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Publié par le février 3, 2012 in Un peu de tout

 

Un jour, je lui ai dit…

Tu sais, j’écris. C’était comme une confidence, un truc qui me tenait à cœur. Lui dire que j’écrivais, c’était énorme. Ça faisait au moins 10 ans que je gardais mes pages pour moi et quelques rares élus, si j’osais leur montrer après des semaines de réflexion.
Il m’a répondu, en haussant les épaules, blasé. Ouais, je sais, tout le monde écrit aujourd’hui.
Ce secret qui n’en était pas un. Je lui ouvrais mon coeur et il le piétinait ! Soit, de colère, je décidais de ne pas lui faire lire une ligne. Puisque mon précieux secret était pris à la légère, je pris la résolution de ne plus lui en parler.
Après quelques années, il m’a fallu me rendre à l’évidence. Il avait raison. Aujourd’hui, tout le monde écrit. La moitié de mes amis ont un blog. Ou deux ou trois. Je ne suis qu’une parmi des millions. Je ne serais jamais écrivaine ( Oh, douces illusions d’enfance…). Alors, pourquoi laisser mes textes dormir dans mon ordi ? J’ai décidé de vous les partager. Parce que même si je fais comme tout le monde, au moins, maintenant j’écris pour tout le monde aussi…
Et peut-être que si vous aimez j’aurais envie de continuer de vous raconter mes histoires.
Suite au prochain numéro !

 
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Publié par le janvier 20, 2012 in Tu sais, j'écris

 

Bref. J’ai eu 30 ans.

C’était cette semaine. Je me sentais un peu fébrile, comme avant chaque anniversaire.

J’ai fait ma baveuse sur facebook parce que comme j’ai immigré au Canada, j’ai deux dates d’anniversaires.

-Ah bon, pourquoi ?

Ben parce que je suis née à 2 h du mat en France donc avec le décalage horaire ça faisait 8 h du soir au Québec.

Je me suis dit que je les faisais pas mes 30 ans, mais qu’en même temps j’avais vachement fait de trucs les 10 dernières années.

J’ai eu 50 messages facebook, 2 webcam avec mes parents, mon frère, 2 coups de téléphone. Et une trentaine de “bonne fête” de mon chum et mes enfants.

J’ai eu ma galette des rois comme tous les ans mais pas la fève parce qu’on la donne toujours aux enfants.

Puis j’ai rencontré une amie qui m’a gentiment fait remarqué que 30 ans c’était pas vieux et que je l’énervais un peu avec tous les statuts facebook sur mon âge.

-So, you’re thirty, so what’s the big deal ?

Je me suis dit qu’elle avait raison.

Le jour de la fête qu’on faisait mon amoureux et moi, plein de gens étaient malades. Je me suis dit qu’encore une fois fêter juste après le premier de l’an c’était pas une bonne idée mais que je ferais quand même la fête et que je danserais.

J’étais contente des personnes qui sont venues parce que la plupart je les avais pas vus depuis longtemps. Il y avait même une amie que j’avais pas vue depuis 15 ans.

J’ai bu 2 bières, fait 10 conversations en même temps.

La soirée est passée trop vite, la gardienne a appelé parce que le bébé pleurait, on est parti super vite parce que le taxi nous attendait.

J’ai pas dansé.

Bref, j’ai eu 30 ans.

 
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Publié par le janvier 9, 2012 in Un peu de tout

 

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Bye 2011. C’était sympa.

Alors que j’ai fêté ton arrivée en me couchant à 22 h, comme les 3 ou 4 années précédentes d’ailleurs (ah non, une fois c’était quand même minuit et demi), pour ton départ, j’ai fait la fête, avec mes meilleurs amis.

C’était sympa, même si t’es passé bien vite, 2011.

J’ai commencé par mes 29 ans, par un massage pré-natal… Je marchais dans la neige, douloureusement enceinte, avec des contractions à tous les pas, et en sortant, tout s’était apaisé. J’avais tellement peur de ce nouveau bébé que je suppose que ma grossesse n’a été qu’à l’image de cette angoisse. Bref, suite à ce beau massage, regardant les flocons tomber, j’ai sûrement fait un bilan. Des projets fin de grossesse, tout ça. Je me suis sûrement dit que j’allais écrire plus. Finir ces histoires qui dorment dans mon ordi et qui flottent dans ma tête. Ces histoires que seul Micka lit, m’encourage, et qu’à chaque fois je m’arrête, alors que la suite est déjà pensée. Parce que je n’ai aucune discipline… et que je fais le même coup tous les ans.

2011 a été marqué aussi par de magnifiques marques d’amitiés et d’amour. J’avais demandé un blessingway et via mon blog à mes amies de m’envoyer une perle pour ce jour. J’en ai reçu tellement  chargées de bonnes pensées que chaque fois que je regarde le collier, je pense à vous toutes qui avaient joué le jeu. Je pense encore aux remerciements non faits. Au faire-part que je n’ai toujours pas envoyé. Je sais que vous ne m’en voulez pas. Mais je n’ai pas d’excuse car en retour, je n’ai pas encore trouvé quel geste envoyer pour vous dire à quel point j’avais été touchée. Surtout l’une de mes amies qui s’est lancée pour tout organiser… une perle en elle-même…Mieux vaut tard que jamais… je vais bien trouver !

Puis il est arrivé, mon tit homme, mon Bonux, mon loup, mon soleil, mon printemps. Chez nous, dans notre lit. Quelle expérience extraordinaire, c’était l’accouchement le plus dur, je croyais qu’il ne finirait jamais. Mais très beau, comme conclusion, accoucher chez soi. J’aurais fait les 3, maison de naissance, hôpital, domicile. Les 3 sans aucune intervention, pas de cathéter, pas de péridurale. Et 3 bébés en santé. J’en retire une petite fierté, mais en même temps je mesure ma chance, dans les 3 cas. Je n’étais pas si “nature” à la base, mais la maternité m’a changée, évoluée. Par contre, jamais je n’imposerai ma vision des choses, ces choix nous étaient personnels et je crois qu’il n’y en a pas de meilleur que d’autres, tout est une question de circonstances et de perceptions.

Ensuite, 2 mois dans le brouillard où Il s’est occupé de tout. J’ai peu de souvenirs. Mes parents sont venus, grand bonheur. Regrets de ne pas les voir plus souvent. Pour moi, pour les enfants. Regrets d’avoir eu l’impression de ne pas trop les voir, encore dans le post-partum…

Puis Il a retrouvé un chouette travail, avec des horaires compatibles avec une vie familiale. Puis j’ai eu ce moment de flottement. Où je me suis perdue, éparpillée dans mes projets jamais menés, par l’ampleur de la responsabilité d’être une maman, alors que je ne me sentais pas une bonne maman. Et lorsque j’ai tendu la main pour appeler à l’aide, plusieurs l’ont attrapée… j’ai été si entourée…. choyée…

Plus forte après l’été, j’ai repris le chemin de l’université. Plusieurs fois je me suis dis que c’était une grosse erreur. Le premier cours, j’étais tellement stressée. On aurait dit ma fille qui rentrait en maternelle…. Pareil ! Avec ce sentiment, que quelqu’un allait s’apercevoir que j’étais une “imposteuse”(je sais, le mot n’existe pas), qu’en fait je ne savais rien du tout et que je n’étais pas à ma place. Puis j’ai passé la session. J’ai des notes pas pires. Je me sens de nouveau motivée par quelque chose, je me retrouve 10 ans avant, quand je voulais être chercheuse.  J’ai gardé cette passion. J’ai des nouveaux amis facebook… mais pour vrai aussi, j’ai fait des belles rencontres. Et ce n’est que le début.

Fait que bye, 2011. Merci d’être passé.

Salut 2012.

Cette année je ne ferais aucune résolution. Je n’ai pas envie d’échouer. Alors je vais juste rester moi. Mais si ce moi peut arriver à mettre une pincée de bonheur dans les yeux des personnes qui m’entourent, si je peux étinceller un peu leur vie, ça serait chouette. On s’en reparlera…

Bonne année à tous ceux qui passeront par ici ;)

 
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Publié par le janvier 3, 2012 in Un peu de tout

 

Et si on recommençait ?

Envie de tout changer. De reprendre une vie virtuelle, plus anonyme pour ceux qui ne me connaissent pas tout en restant là pour ceux qui me connaissent vraiment. Peut-être moins me censurer aussi, être juste moi. Je ne veux plus faire un blog de maman juste maman, arrêter de faire des articles autour de nos choix d’éducation, etc… mais aussi et surtout un blog de fille avec un égo démesuré (expression que mon meilleur ami à l’adolescence m’avait sorti un jour de grosse engueulade… sympa…je le vois plus…).

J’ai envie de délirer sur “how i met your father”. J’ai envie de parler de mes coups de coeurs littéraires. De ma vie de sérievore. Aussi de ma vie d’étudiante. De ma vie d’expat de française au Canada. De mes potes desperates housewives ou pas du tout… De mes paranoïa pour en rire avec vous. Peut-être même de ma thérapie que j’ai entamé suite à mon burn-out de l’été. Et oui bien sur de mes kids…. mais sans photos ni prénoms…

Peut-être que je vais faire un genre de journal. Parce  que merde il faut marquer le coup. Dans une semaine j’ai 30 ans…

30 ans. C’est incroyable. A 30 ans, je me voyais avec une super carrière de chercheuse (raté), dans un autre pays que la France (bien joué là !) et surtout… célibataire, pas d’enfant, pas d’attaches parce que je voulais beaucoup voyager…

Je me vois encore, l’été de mes 20 ans, dans le salon de mes parents, le fer à repasser dans la main, en train de parler de mon cousin de 5 ans mon ainé qui se mariait, “il fait ça tôt, moi je suis pas prête de me caser !” . Deux mois après je LE rencontrais, celui qui me faisait changer d’avis et en même temps, ranger le fer à repasser à jamais.

En 10 ans, ma vie s’est enrichie et multipliée, 3 fois, avec deux faux départs que j’ai rangé dans un coin du coeur, là où on mets ce qui nous a fait grandir un peu trop vite. Puis aussi on a changé de pays. 3 fois aussi. France-Canada, Canada-France, France-Canada. Avec un nouveau bébé à chaque changement. D’abord Princesse Abricot. Presque 6 ans. Un peu précoce que ça me fait peur parce que j’ai pas envie qu’elle le soit, j’espère que c’est juste de la facilité. Mais là elle commence à lire alors qu’elle est pas encore en 1er année (=CP), elle a compris les multiplications et s’éclate pour les additions et les soustractions, bien que ça l’ennuie. Sinon elle est artiste un peu et déchire sa mère en dessin et créativité. Par contre, elle fait des crises de nerf terribles et a quelques TOCS. Et elle se prend parfois pour une princesse, mais pas toujours Cendrillon, des fois c’est version Javotte et là c’est très chiant.

Notre numéro suivant nous vient de France, déjà petite on aurait du se préparer, on l’avait surnommée Zébulone, parce qu’elle grouillait tout le temps. A 3 ans, elle grouille toujours autant, voire plus, toute en malices coquines. Elle fourmille d’idées les plus farfelues que les autres, enfermer le chat dans le placard, grimper partout, une tornade à l’état pur. Et te regarde avec ce sourire et ses yeux un peu plissés, comme ça… à croquer ! Beaucoup moins princesse, ou alors plutôt Fantagaro pour les connaisseurs (pis sinon Gougeule est ton ami). Petite particularité, elle fait des crises d’épilepsie depuis un an et demi, et j’avoue, ça m’a rendue encore plus mère poule-parano-lourdingue que je l’étais.

Puis il y a mon petit cadeau Bonux. Celui qu’on n’avait pas vu venir. Qu’on n’avait pas prévu pantoute (dès fois je vais un peu parler québécois. Parce que c’est mon pays d’accueil, pis que j’aime le parler québécois, pis parce que c’est vrai, j’ai un peu perdu l’accent français. C’est comme ça.). Il est tellement charmant qu’il me fait fondre. Normal c’est mon bébé. Pour l’instant c’est un petit gars tout tranquille. Tout sourire. Tout heureux d’être là. Je sais pas encore comment le surnommer. Peut-être Bonux tiens.

Puis il y a Lui, donc, le papa des trois (quoi, t’as pris le même père pour les 3 ?! Pas courant au Québec il parait).

Lui, ben j’en parlerais surement aussi. Parce qu’on va se marier ! Ça va faire 10 ans en 2012 qu’on est ensemble. Alors faut bien marquer le coup ! Voilà, le ton est donné…

Nouvelle dizaine, nouvelle année, nouveau cap… Nouveau blog !

 
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Publié par le décembre 29, 2011 in Un peu de tout

 
 
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